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Prévention des risques systémiques: les Stress Test EIOPA 2018 sont publiés

Il s’agit du quatrième exercice d’EIOPA.

Comme pour chacun des exercices précédents, l’objectif global est d’évaluer la résilience de l’industrie européenne de l’assurance contre les évolutions défavorables du marché. EIOPA adapte l’objectif, la portée et les scénarios de chaque exercice en fonction des évolutions prévisibles des conditions de marché et des implications potentiels pour les assureurs.

L’objectif principal du stress test d’assurance de 2018 est d’évaluer la vulnérabilité du secteur européen des assurances à des scénarios défavorables spécifiques. De tels scénarios pourraient déclencher un risque systémique dans tous les secteurs financiers, et pourraient menacer la stabilité sur les marchés financiers européens et avoir un impact sur l’économie réelle.

L’échantillon cible retenu par EIOPA comprend 42 groupes d’assurance, y compris les 30 premiers groupes plus 12 groupes supplémentaires supervisés par différentes Autorités de contrôle, avec une couverture du marché  proche de 78%.

 

Pour consulter les spécifications techniques liées à ces stress tests, le document est à télécharger sur le site d’EIOPA.

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Episode 4 A4India : Quoi de 9 en Inde ? #Micro-assurance Vs Sécurité Sociale

Contrairement à la plupart de mes collègues français, mon mois d’avril à Annapurna n’a pas été mouvementé par les piliers 1 et 3 de Solvabilité 2 ! En effet, la directive n’est pour le moment qu’européenne, et l’organisation Annapurna, en tant que micro-assurance, n’est pas soumise à la réglementation de l’IRDA (ACPR indienne). Nos chers QRT mettront donc encore quelques années à traverser les frontières de notre continent !

Cependant, l’actualité assurantielle en Inde s’est trouvée chamboulée durant ces dernières semaines.

 

La sécurité sociale en Inde

En tant que pays en voie de développement, l’Inde ne possède à ce jour aucune couverture sociale gratuite et accessible par tous. Le pays a mis en place une protection sociale couvrant certains risques comme l’invalidité, le décès, la maladie et le chômage. Cependant, ce régime n’est pas universel et ne prévoit qu’une couverture limitée qui s’adresse exclusivement aux travailleurs du secteur organisé, représentant moins de 10 % de la population.

Les populations les plus pauvres, étant paradoxalement celles nécessitant le plus de soins médicaux, n’ont donc aucune aide de l’Etat, et ne peuvent se permettre de souscrire à une assurance commerciale. Les populations défavorisées représentant notre portefeuille d’assurés, j’ai eu l’occasion d’e découvrir leur quotidien. J’ai ainsi compris qu’afin de régler leurs factures d’hospitalisation, les familles les plus démunies ont besoin d’emprunter une avance à leurs amis ou familles (les banques refusant de leur octroyer des emprunts), ou encore de vendre leurs objets, terres ou animaux.

Grâce à Annapurna, les membres adhérents ainsi que toutes leurs familles perçoivent le remboursement total ou partiel de leurs frais de santé, tout en payant une contribution abordable. De plus deux médecins sont disponibles 24h/24 afin de guider les assurés vers le centre de soins le plus adapté à leur besoin, et leur fournit également un deuxième avis médical parfois nécessaire pour éviter les erreurs volontaires de diagnostic.

Une sécurité sociale inspirée du système français serait donc une aubaine pour tous les indiens, aussi bien riches que pauvres, et le gouvernement indien nous en a donné l’espoir !

 

L’actualité assurantielle en Inde

Au cours du mois de février 2018, le Premier Ministre indien, Narendra Modi a annoncé à la population indienne l’introduction d’une couverture santé universelle, dont la somme assurée atteindrait 500 000 roupies (environ 6250€) par an et par famille. Quelle agréable surprise avons-nous eu en découvrant ce projet dans le budget du gouvernement indien !

Celle-ci fut cependant nuancée par les doutes s’y afférant. En effet, les informations sont encore très approximatives, et nombreux sont ceux qui mettent en doute la suffisance des fonds dans les caisses de l’Etat.

Parallèlement, au cours du mois de mars, Annapurna a été invitée à participer à une conférence prenant place à Delhi regroupant plusieurs micro-assurances et dont le sujet était «Micro-insurance : what works and what does not » . J’ai eu la chance d’y assister, et ainsi de rencontrer plusieurs micro-assurances venant de tout le pays, réalisant des actions similaires à celles réalisées au sein d’Annapurna.

Le projet de Modi ayant été annoncé quelques semaines plus tôt, le sujet était à l’honneur. De nombreuses interrogations et doutes se posaient, le gouvernement n’ayant donné aucun détail permettant de vérifier la crédibilité de la couverture. Après plusieurs heures de discussion, la question proéminente était : « La couverture proposée par la gouvernement va-t-elle attirer nos membres, qui quitteraient les mutuelles pour se tourner vers l’Etat ? ».

Ce risque est présent, en effet, l’offre de l’Etat est attrayante, et nombreux sont ceux qui font confiance au gouvernement. Plusieurs des micro-assurances ont avoué leur inquiétude, avec une réserve néanmoins concernant la réalisation du projet.

Cependant, plusieurs arguments démontrent que cette couverture ne devrait pas mettre en péril les activités de micro-assurance.

  • Tout d’abord, le gouvernement propose de prendre en charge une partie de la prime. Ce principe bien connu des européens est pourtant incompris des populations pauvres. C’est pourquoi nous pensons que nos assurés ne comprendraient pas un tel fonctionnement, et ne réaliseraient donc pas la couverture proposée. Par ailleurs, les informations du gouvernement parviennent difficilement jusqu’aux habitants des bidonvilles qui ne connaissent souvent pas leurs droits.
  • De plus, bien que la proposition du gouvernement semble attirante, celle-ci cache en réalité quelques défauts, prouvant que le projet n’est pas parfaitement adapté aux populations les plus pauvres. En effet, la somme assurée de 500 000 roupies pourrait être utilisée uniquement pour certains traitements, tels que le cancer, la greffe de cœur ou encore le diabète. Cependant, les populations pauvres ne meurent pas de cancer, mais parce qu’elles ne possèdent pas 5 000 roupies d’épargne leur permettant d’acheter un traitement contre la malaria. C’est en comprenant cette réalité que se révèle un manque profond d’accès aux soins les plus basiques pour les populations les plus pauvres.

Les participants de la conférence ne se sont pas contentés de critiquer la proposition du gouvernement, mais ils ont aussi essayé de déterminer par quel moyen nous pourrions tirer profit de ce système de santé, à l’avantage des populations les plus pauvres.

La première action a été d’écrire au gouvernement, afin de les alarmer sur le besoin urgent des populations les plus démunies, et sur l’inadéquation du système proposé.

La deuxième proposition susceptible d’émaner de ce groupe de travail serait de proposer au gouvernement de travailler ensemble : en effet, l’Etat possède les fonds, et les micro-assurances possèdent la connaissance. Une association pourrait donc être plus que bénéfique : les organisations assureraient le relai des informations, ainsi que les explications et l’éducation, tandis que l’Etat financerait leurs actions. L’espoir se porte donc maintenant sur les futures actions du gouvernement, affaire à suivre !

 

Annapurna au-delà du Maharashtra

Annapurna Pariwar est présente dans les bidonvilles de Pune et Bombay et réunit actuellement près de 300 000 membres, couverts par les assurances que nous proposons.

L’ambition de Medha Tai, présidente d’Annapurna, a toujours été de pouvoir proposer cette couverture à une plus population plus étendue. En effet, la fondation de cette organisation lui a prouvé qu’offrir une couverture santé aux populations les plus pauvres à moindre coût était possible. Ce rêve est sur le point de se réaliser !

En effet, au cours du mois de mars, MAVIM, un groupe gouvernemental dédié aux plus pauvres, est venu à la rencontre d’Annapurna, afin d’en savoir plus sur notre produit de couverture santé. Conquis par le fonctionnement mutualiste, et la satisfaction des membres, MAVIM a proposé à Annapurna de développer un produit santé similaire pour leurs membres. Et cela représente du monde ! MAVIM possède en effet 1 million de membres, dans tout le Maharashtra.

J’ai ainsi eu l’occasion de rencontrer la dirigeante de MAVIM, avec qui nous avons discuté du plan d’action, et du budget prévisionnel. Le projet durera deux ans, durant lequel Annapurna enseignera à MAVIM toutes les connaissances relatives à l’assurance.

Dans un premier temps, nous réaliserons un questionnaire nous permettant de connaître les besoins de la population. 20 000 questionnaires seront ainsi remplis par les membres adhérents de MAVIM, puis analysés par Annapurna afin de designer un produit adapté à la population.

Ensuite, plusieurs séances d’entraînement auront lieu, durant lesquels les employés d’Annapurna enseigneront aux employés de MAVIM le fonctionnement du système d’assurance, la communication des produits, la méthode de conviction mettant en avant la mutualité, puis les moyens de collecte de contributions, de règlements de sinistres, … en résumé le fonctionnement de A à Z d’une micro-assurance.

En tant qu’organisation non commerciale, Annapurna ne tirera aucune profit de cette association, seulement la fierté et le plaisir d’être la source d’amélioration de qualité de vie des plus pauvres.

Nous avons à ce jour produit le questionnaire et réalisé un jour de formation, afin d’enseigner les bases de l’assurance. Puis, au cours du mois de mai les 20 000 questionnaires seront remplis et encodés. En juin nous pourrons analyser ces données et proposer un produit sur mesure.

Participer à ce projet est une mission très enrichissante pour moi : non seulement je me sens utile en mettant mes connaissances actuarielles à profit, mais j’ai également l’occasion de découvrir la naissance d’un produit santé !

Le questionnaire a également chamboulé mes références françaises : alors qu’en France, la réalisation de ce type de projet poserait des questions telles que « Combien de fois allez-vous chez le dentiste par an », ou encore « Combien de paires de lunettes souhaiteriez-vous par an », ici les questions sont « Quel était l’état de santé de la mère après l’accouchement ? Bon, mauvais ou décès », ou encore « Par quel moyen avez-vous réglez votre dernière hospitalisation ? Épargne, or, emprunt à votre famille/amis, vente d’objets ? ». Ca fait relativiser !

 

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Publication par l’EIOPA des courbes de taux d’actualisation à utiliser pour l’exercice 2017

L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) a publié  les courbes de taux d’actualisation à utiliser pour l’exercice 2017.

https://eiopa.europa.eu/Publications/Standards/EIOPA_RFR_20171231.zip

 

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Episode 3 A4India : L’aventure continue

Tic, tac, tic, tac… un mois de plus s’est écoulé sur l’horloge d’A4India. Bien que les deux assemblées générales de Pune et Bombay soient maintenant passées, les journées à Annapurna sont toujours aussi mouvementées !

Finalisation de la tarification

Après avoir annoncé le changement du produit FLMF (assurance emprunteur) lors des assemblées générales réunissant les membres d’Annapurna, (pour plus de précisions, je vous invite à lire l’épisode 2 : http://actuelia.fr/2018/02/episode-2-a4india-premier-mois-daventure/), nous avions seulement quelques jours pour finaliser les calculs de la tarification.

Et ces quelques jours se sont révélés plus qu’utiles ! Avant de remettre les analyses aux dirigeantes d’Annapurna, nous avons backtesté la mortalité en comparant la table de mortalité utilisée dans la tarification et celle observée ces dernières années.

Avant d’en arriver aux résultats, voici un aperçu des données utilisées :

  • Concernant la table de mortalité, notre première analyse a été d’utiliser la table de mortalité publiée par l’Institut des Actuaires indiens. Cependant, la construction de celle-ci se base sur un portefeuille d’assurance, représentant en Inde une population aisée, étant donc aux antipodes de celle de notre portefeuille.

Nous avons donc préféré utiliser la table de mortalité de la Thaïlande, s’avérant être plus proche de notre population.

  • En effectuant des calculs permettant de connaître, via l’exposition de la totalité des membres sur les quatre dernières années, les taux de mortalité annuels, les résultats sont les suivants :

Le taux de mortalité des femmes est en moyenne de 0,48%, pour un âge moyen du portefeuille de 37 ans. Cela correspond à la mortalité observée à l’âge de 60 ans sur notre table de mortalité de référence en France.

Nous observons également que la mortalité des hommes observée au sein du portefeuille Annapurna est 5 fois plus élevée que celle observée sur une table française. Cette « surmortalité » est principalement due aux addictions (alcoolisme et drogues), aux maladies, et aux accidents de la route, malheureusement fréquents en Inde.

Par ailleurs, jusqu’en 2017, la couverture d’assurance décès était réduite en cas de décès pour cause d’alcoolisme ou maladie préexistante. A partir de 2018, tout décès est maintenant assuré par l’assurance FLMF, quelle qu’en soit la cause.

Afin de refléter cette nouvelle couverture, ainsi que l’importance des taux de mortalité, nous avons appliqué un facteur de surestimation à la table thaïlandaise utilisée dans la tarification, nous permettant de nous rapprocher de la sinistralité observée.

La table de mortalité est l’un des paramètres qui m’a le plus surprise, notamment du fait de ses différences avec les hypothèses utilisées en France. Alors qu’en Europe, nous abattons les tables de mortalité de référence, j’ai dû ici réaliser tout le contraire. Et je n’étais pas au bout de mes surprises !

En effet, alors qu’en France le taux de chargement des cotisations n’excède en général pas 10%, il s’élève au sein d’Annapurna à 50%. Sur une cotisation de 100 roupies, 35 roupies sont nécessaires au financement des frais de gestion et d’administration. Cela signifie que nous devons appliquer un facteur de chargement de 150% à la prime pure afin d’obtenir la prime commerciale.

Ce fort taux de gestion s’explique par deux facteurs :

  • Tout d’abord, la micro-assurance n’applique que ce taux de frais sur l’ensemble du contrat d’assurance : il n’y a ni frais sur prestations, ni frais d’acquisition pouvant s’ajouter aux frais de gestion et d’administration.
  • De plus, la plupart des travaux sont effectués manuellement : la collecte des cotisations se fait littéralement à la main, la comptabilité n’est pas encore complétement automatisée, la gestion des sinistres implique au minimum une réunion de membres par mois,… Cela implique un besoin important de ressources !

L’objectif d’Annapurna est de réduire la charge des frais, et passer d’une répartition actuelle de 65% pour le paiement des sinistres et 35% pour les frais de gestion à une répartition cible 80%/20%.

 

Création de provisions mathématiques

 

Annapurna Pariwar, n’étant encore soumise à aucune réglementation internationale (mais cela ne saurait tarder !), n’a pas l’obligation de rendre au contrôleur son calcul de valeur de marché, de Best-Estimate ou de SCR. Cependant, le calcul des provisions mathématiques constitue un élément clé pour la gestion d’une société d’assurance.

Jusqu’à lors, toutes les contributions sont versées sur un compte unique, depuis lequel les prestations sont payées, sans qu’aucun calcul de provision ne soit réalisé. Seule la notion de réserve est employée, mélangeant l’ensemble des capitaux disponibles.

Le but premier de mon intervention a donc été de déterminer la suffisance desdites réserves, par rapport à l’engagement d’Annapurna, sur la base des contrats en cours (certains prêts pouvant durer jusqu’à quatre ans).

Aidée de mes collègues Actueliens, j’ai créé un outil de calcul de provisions mathématiques pour le produit FLMF, qui couvre le décès de l’emprunteur et de tout membre de sa famille pendant toute la durée du prêt.

Le résultat est sans appel : les réserves sont supérieures à la provision mathématique, et cela signifie même qu’Annapurna a la possibilité de créer des fonds propres !!

Les calculs terminés, la mission ne s’arrêtait pas là ! En effet, le vrai challenge de cet exercice a été de transmettre ces notions aux dirigeantes d’Annapurna. Provision mathématique et fonds propres constituaient pour elles un charabia actuariel, qu’il m’a fallu démêler afin de leur faire comprendre la nécessité de telles mesures.

Le meilleur moyen d’apprendre étant encore de pratiquer, je les laisserai prendre en main lors de l’année 2018, la mise à jour de l’outil de calcul des provisions mathématiques, en restant tout de même à leurs côtés durant les premiers mois.

 

Actuelia in India

Après la finalisation du produit FLMF et avant que la période intense du Pilier 1 ne débute en France, une partie de la team Actuelia s’est retrouvée… en Inde ! En effet, deux de mes collègues sont venus découvrir mon quotidien à Pune. Ce fut l’occasion pour eux de vivre un changement autant climatique que culturel.

J’ai également eu l’occasion de retrouver ma manager, avec qui j’ai partagé une journée forte en émotion, à effectuer l’ascension du Pic d’Adam (Sri Lanka) : 4 500 marches, avec un départ à 2h du matin.

Ces deux rencontres prouvent une fois de plus qu’Actuelia est le symbole même d’une équipe soudée, que même plusieurs milliers de kilomètres, ne parviennent pas à séparer !!

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RGPD: Consultez notre offre et notre plaquette pour les mutuelles

Le 25 mai 2018, le règlement général pour la protection des données fournira aux citoyens français et européens de nouveaux droits pour protéger leurs informations personnelles et leur vie privée. Ce règlement impose ainsi donc aux acteurs de l’assurance de nouvelles obligations.

Dans ce contexte, Actuelia s’est associé à son partenaire Siltéa et propose aux organismes (mutuelle santé, compagnie d’assurance, et ip) un accompagnement dans la mise en conformité RGPD.

Consultez notre Plaquette RGPD!

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Retour de l’ACPR sur les SFCR: Des rapports conformes mais désincarnés

Le rapport sur la solvabilité et la situation financière (RSSF ou SFCR – Solvency and Financial Condition Report) est une des nouveautés de Solvabilité 2 (CDA, art, L.355-5).

Ce rapport, outre sa publication, constitue l’un des rapports narratifs qui doit être remis au superviseur (article 304, 1, a du règlement délégué), avec le rapport ORSA (Own Risk and Solvency Assessment) et le RSR (Regular Supervisory Report).

L’exigence du SFCR vise à accroître la transparence de la situation financière et des choix stratégiques des assureurs vis-à-vis du public.

Une analyse a été réalisée sur l’ensemble des SFCR des organismes soumis à Solvabilité 2 par l’ACPR dont les conclusions sont présentées dans le documents suivant : cliquez ici.

Pour les collectes à venir, notamment la collecte 2018, l’ACPR identifie les pistes d’amélioration suivantes :

Une publication du SFCR et de ses annexes aisément accessible sur internet pour les assurés ;

Une piste d’audit des données utilisées et publiées pour assurer leur traçabilité du QRT au SFCR ;

Une rédaction simple et fiable, selon les modes usuels de la communication financière, qui permette d’appréhender le profil de risque de l’organisme et son degré de sensibilité ;

Une mise en perspective des résultats avec les performances passées et les perspectives futures ;

La mention explicite des effets des mesures transitoires sur la solvabilité des organismes qui en bénéficient directement (obligatoire) et indirectement (si matériel) ;

Et d’une manière générale, des descriptions qui, au-delà de la stricte énonciation des attendus réglementaires, permettent de comprendre l’activité, l’organisation, les résultats, la solvabilité et le modèle de développement de chaque organisme.

Cabinet Actuariat
  • rapport sfcr 2018 allianz
  • RSR Report acpr
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Episode 2 A4India : Le premier mois d’aventure

 Namaskar à tous !

Pour la première fois depuis le commencement de ce projet, je vous écris depuis le pays de Gandhi ! Arrivée en Inde le 5 janvier, j’ai été très chaleureusement accueillie par mes nouvelles collègues indiennes. Cependant, le temps n’était pas vraiment au repos : l’après-midi même de mon arrivée a commencé par une réunion avec les gérantes d’Annapurna.

En effet, à la fin du mois de janvier, se tient l’Assemblée Générale de l’ONG. Cet événement rassemblant plus de 10 000 membres est l’occasion pour Medha Samant, responsable de l’organisation, d’annoncer officiellement les évolutions pour l’année à venir (ici, l’année financière débute en avril).

Plusieurs travaux doivent donc être menés à bien avant le 27 Janvier, et certains d’entre eux requièrent l’aide d’une actuaire !

Mon premier mois d’intervention s’est concentré sur la mise à jour de la tarification, ainsi que la revue du fonctionnement des produits de micro-assurance distribués.

Concrètement, de quoi s’agit-il ?

L’ONG Annapurna Pariwar distribue trois produits de micro-assurance, tous trois obligatoires lors de la souscription d’un prêt :

  • Le produit LMF (Life Mutual Fund), qui couvre l’emprunteur en cas de décès pendant toute la durée de son prêt. Cette assurance rembourse la totalité du capital ainsi que des intérêts restants dus, et verse également un capital permettant de couvrir les frais d’obsèques, et d’apporter un soutien financier à la famille de l’assuré
  • Le produit FMF (Family Mutual Fund), qui permet à l’assuré de bénéficier d’un capital en cas de décès de tout membre de sa famille, vivant sous le même toit. (Dans la culture indienne, les couples mariés vivent avec la famille de l’époux).
    • En cas de décès de l’époux, trois mensualités du prêt sont versées au souscripteur, ainsi qu’un capital obsèques.
    • En cas de décès d’un enfant, d’un parent, ou d’un autre membre de la famille, un capital obsèques est versé au souscripteur.
  • Le produit HMF (Health Mutual Fund) qui propose une couverture santé pour l’assuré ainsi que les membres de sa famille, durant toute la durée du prêt.

Ces produits ont été tarifés dans les années 2000, sur la base de calculs élémentaires, de connaissances basiques en assurances, et de bon sens ! La tarification était jusqu’à lors indépendante de l’âge, et non linéaire en fonction de la durée du prêt (!).

Avec l’aide de François-Xavier et le soutien de mon équipe Actuelia, nous avons proposé la mise à jour de cette tarification, faisant intervenir des calculs actuariels, permettant un tarif plus juste (au sens de justesse et de justice).

Alors, quelles sont les nouveautés ?

Ce premier mois de réflexion a abouti à plusieurs axes d’améliorations. Parmi nos propositions, voici celles retenues pour la tarification de l’année à venir :

  • Tout d’abord, nous avons proposé aux gérantes de l’association de réunir les deux produits FMF et LMF, pour ne former qu’un seul produit LFMF. En effet, ceux-ci présentant la même durée de couverture ainsi que les mêmes caractéristiques, cela permet de faciliter la compréhension des assurés.
  • Concernant la tarification du produit LMF :

Nous avons construit un outil de tarification (Excel), prenant en compte un âge moyen du portefeuille par montant de prêt, ainsi qu’une table de mortalité choquée permettant d’approcher la mortalité observée.

  • Concernant la tarification du produit FMF :

Nous avons proposé de verser un capital unique, celui-ci dépendant du montant du prêt. Cela permet au produit d’être plus compréhensible par les assurés : le montant de capital est fixé à l’avance, et ne dépend donc plus de la durée du prêt.

Auparavant, les contributions étaient les mêmes pour des prestations différentes (le tarif omettait de prendre en compte la durée du prêt).

  • Concernant la tarification du produit HMF :

Nous avons appliqué une tarification utilisant la méthode coût x fréquence, et avons proposé d’échelonner les montants des prestations en fonction du montant emprunté. (La tarification précédente proposait une couverture identique pour tous).

Durant le mois de janvier, nous avons proposé plusieurs tarifications possibles aux gérantes d’Annapurna : en tant qu’actuaire fraîchement diplômée, mon souhait était d’apporter le plus de précisions possibles, en effectuant tous les calculs envisageables (prouver ce que l’on veut à travers les chiffres n’est-il pas la spécialité de l’actuaire !?).

La tarification me semblait ainsi plus juste, car plus proche de la réalité. Cependant, mes collègues indiennes défendant le côté pratique du produit et connaissant leur portefeuille, m’ont indiqué que la simplicité devait être de mise au sein de l’organisation : j’ai par exemple dû renoncer à une tarification par âge. En effet, celle-ci est difficilement compréhensible pour les membres concernés.

Nous avons finalement réussi à nous mettre d’accord sur le tarif à proposer aux membres… deux jours avant l’annonce officielle !

 

Le jour J

Finalement, le grand jour de l’AG est arrivé. Ce fut un événement incroyable, où près de 10 000 membres étaient réunies, pour écouter avec la plus grande attention les annonces de Medha Samant. C’est à mains levées que ces 10 000 femmes ont accepté les modifications des produits de micro-assurance.

Assemblée Générale d’Annapurna Pariwar, 27 Janvier 2018, Pune. Ici, les membres promettent tous ensemble, au travers d’une sorte d’hymne, de rembourser leurs emprunts.

Les prochains mois me permettront de découvrir, en me rapprochant des membres, ce qu’ils pensent de notre nouveau tarif !

« Moto, boulot, tabasco »

Le rituel « métro, boulot, dodo » de Paris pourrait se traduire ici par « Moto, boulot, tabasco », mes cinq sens sont parfois mis à rude épreuve ! Le métro est remplacé par des déplacements en scooter prometteurs de sensations fortes dès le réveil. Le trafic est dense, le bruit incessant, et les klaxons remplacent les clignotants.

Quant à la vie quotidienne indienne, elle est très épicée ! Mon indianisation fut très rapide grâce aux bindis (points rouges au milieu du front, porte bonheur indiquant également la situation maritale), aux sarees (habits traditionnels, qu’il m’est pour l’instant impossible d’enfiler seule !) et aux mehendi (tatouages au henné). En quelques semaines à peine, je me fonds pleinement dans le paysage !

 

Alizée Graf, Consultante Actuaire, Actuelia   ( En direct de Pune, Inde)

 

 

 

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Episode 1 A4India: son origine et ses débuts

A4India (à prononcer A for India 😉) est un projet social porté par Actuelia visant à accompagner une association de micro-assurance indienne sur des problématiques techniques et actuarielles. Pour retrouver la présentation complète, rendez-vous sur la page http://actuelia.fr/2017/11/presentation-projet-a4india/.

 

Les prémices du projet A4India

Le projet A4India est né au cours de ma dernière année d’études supérieures, mêlant apprentissage professionnel au sein du cabinet de conseil Actuelia, et formation à l’Université de Strasbourg. C’est durant cette année que mes travaux visant à apporter un appui technique à un projet de micro-assurance dans l’organisation Annapurna (Inde) ont débuté. Cette première expérience avec la micro-assurance s’est concrétisée par la rédaction d’un mémoire, dernière étape à franchir afin d’obtenir le titre d’actuaire, donnant simultanément naissance à ce projet innovant.

 

Historique

C’est au cours d’une journée de formation que les principaux acteurs à l’origine de ce projet, David Fitouchi (associé du cabinet Actuelia) et François-Xavier Hay, (Directeur Maitrise des risques et Solvabilité au sein du Pôle Finance Epargne du Groupe MACIF) se sont rencontrés et ont échangé sur les besoins techniques actuariels de la micro-assurance.

Avant de rejoindre le groupe MACIF en 2008, François-Xavier a travaillé pendant huit ans en Inde dans le domaine de la micro-finance afin d’apporter un appui technique (micro-crédit & micro-assurance) auprès de différentes organisations travaillant avec les populations les plus pauvres. En 2001, il a rencontré Medha Samant, fondatrice de l’association Annapurna, et a mis en place un dispositif d’appui technique (informatisation, outils de reporting) et financier afin d’accompagner la croissance de l’organisation, la diversification en termes de produits (lancement de la micro-assurance santé et prévoyance) et l’accroissement du nombre de bénéficiaires dans les quartiers pauvres de Mumbai et de Pune. Depuis son retour en France, François-Xavier continue de fournir son soutien technique à Annapurna. Aujourd’hui l’association apporte des micro-crédits à plus de 70 000 micro-entrepreneurs et permet aux 250 000 membres de leurs familles de mutualiser leurs risques d’accident ou de santé. Depuis 2016, Annapurna propose également un service d’épargne retraite face aux besoins exprimés par les membres adhérents.

Face à ce challenge actuariel, sensible et très intéressé de contribuer à apporter son aide, David, Directeur Associé du cabinet, a proposé son aide en invitant les consultants d’Actuelia qui le souhaitaient à passer bénévolement un peu de temps sur ce sujet. Deux consultants se sont rapidement mobilisés et ont travaillé sur le sujet courant 2016, participant à des réunions via Skype mensuelles avec les équipes de l’association indienne. Début 2017 j’ai également intégré cette équipe d’appui bénévole. L’ampleur du projet était telle que les directeurs associés m’ont proposé d’y consacrer un temps plus important en réalisant une étude plus approfondie sur les micro-pensions au travers de mon mémoire. C’est ainsi que j’ai découvert Annapurna !

Avec David, François-Xavier, et les différents consultants impliqués dans cet appui technique pour apporter des services essentiels pour les plus pauvres, nous partageons aujourd’hui le plaisir de renouveler le sens social des techniques actuarielles que nous utilisons au quotidien.

 

Les débuts du projet A4India

Mon mémoire d’actuariat s’est intéressé au système de micro-retraite proposé depuis janvier 2016 par l’association Annapurna face aux défaillances du système de retraite Indien destiné aux micro-entrepreneurs. Sujet original et technique par bien des aspects, la philosophie d’un système de pension – épargner aujourd’hui pour percevoir une rente plus tard – est entièrement inconnue de la population cible de l’association (les femmes des bidonvilles). Les différents objectifs de cette étude ont été :

  • Tout d’abord, d’étudier la tarification du produit de retraite, commercialisé depuis deux ans aux adhérents d’Annapurna.
  • Puis, de prévoir l’évolution du produit dans divers environnements démographiques et financiers afin d’anticiper les variations futures.
  • Enfin, de proposer une mesure du risque supporté par l’association regroupant plusieurs activités : commercialisation de produits d’assurance vie et santé, d’épargne et de retraite.

L’intégralité de cette étude sera prochainement disponible sur le site http://actuelia.fr/.

 

La concrétisation du projet A4India

Après avoir travaillé plusieurs semaines sur le système de micro-retraite mis en place par Annapurna, je me suis attachée au sujet, aux personnes et à leurs histoires. Les rencontres mensuelles par Skype avec les gérantes m’ont permis de voyager visuellement avec elles, et m’ont donné l’envie de les rencontrer, et de leur apporter mon aide au-delà de l’étude réalisée. C’est en transmettant ces ressentis aux associés du cabinet Actuelia, David et Frank, que ceux-ci m’ont proposé de prolonger à long terme cette aventure en me permettant de me rendre sur place pendant six mois !

Avant de quitter la France pour un semestre complet, le cabinet Actuelia m’a permis de rejoindre l’association, à Pune, pendant une semaine, accompagnée de François-Xavier. Ce voyage fut fort en émotions : bien que dépaysant, l’Inde est un pays magnifique. L’intégration s’est ensuite réalisée très rapidement grâce aux gestionnaires de l’association, qui m’ont accueillie avec beaucoup d’attention. Ces rencontres m’ont permis de prendre pleinement conscience de l’impact et de l’importance des études réalisées, les valorisant grandement.

Je suis ainsi revenue de ce voyage pleine de souvenirs, éblouie par les couleurs, émerveillée par les rencontres. Ces émotions maintiennent depuis lors mon impatience pour le grand départ.

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Présentation du projet A4India

A4India (à prononcer A for India 😉) est un projet social porté par Actuelia visant à accompagner une association de micro-assurance indienne sur des problématiques techniques et actuarielles.

Pourquoi A4INDIA ?

  • A pour Actuelia, cabinet de conseil en actuariat qui sponsorise et finance le projet,
  • A pour Actuariat, car l’actuariat est notre métier, notre compétence,
  • A pour Annapurna, structure d’accueil indienne pour laquelle la mission est réalisée,
  • A pour Alizée, consultante et actuaire sans frontière se lançant dans cette aventure.

Le projet proposé par Actuelia est une mission de six mois au cours de laquelle Alizée, soutenue par l’ensemble de son équipe de consultants parisiens, accompagnera l’association Annapurna depuis Pune en Inde.

Les principaux objectifs de cette mission sont :

  • De créer et d’adapter les processus de tarification pour l’intégralité des produits commercialisés par Annapurna.
  • D’étudier les risques inhérents de la structure, afin de proposer des outils de mesures de risque ainsi que des indicateurs de suivi.
  • De sensibiliser les dirigeantes de l’association à la constitution de marges de sécurité ( dans les process ainsi que dans le bilan, …), indispensables à la pérennité de la structure.
  • D’introduire un processus de gestion et de suivi des risques, qui permettrait d’assurer à l’association son indépendance à long terme.

Quelques mots sur Alizée

Je suis Alizée Graf, fraîchement diplômée de l’école d’actuariat de Strasbourg. Dans le cadre de mon alternance et afin de finaliser mes études, j’ai réalisé un mémoire sur « La mise en œuvre d’un système de micro-retraite en Inde » au sein d’Actuelia. Ce sujet exotique m’a donné le goût de l’aventure et l’envie d’apporter à l’association indienne tout mon soutien. Je suis ainsi l’heureuse candidate qui partirai travailler sur place, de janvier à juin 2018.

Quelques mots sur Actuelia

Actuelia est un cabinet spécialisé dans le conseil en actuariat, situé à Paris, et exerçant son activité dans la France entière. A travers le projet humanitaire proposé, le cabinet élargit aujourd’hui son périmètre d’action en intervenant en Inde sur les problématiques très concrètes de micro-assurance et micro-retraite. Par ailleurs, ce projet s’inscrit parfaitement dans les valeurs de partage et de générosité que souhaite porter Actuelia. Fort d’une équipe solidaire et enthousiaste, Actuelia se porte volontaire pour apporter le soutien technique à la micro-assurance d’Annapurna, en mobilisant l’ensemble de ses consultants derrière ce projet original.

Quelques mots sur Annapurna

Annapurna est une micro-assurance indienne créée en 1993 par Medha Samant, son actuelle dirigeante. Cette association est à destination des femmes défavorisées des bidonvilles de Pune et Bombay et propose essentiellement des produits de micro-assurance – vie, décès et santé – ainsi que de micro-finance – prêt et épargne – ainsi qu’un produit de micro-retraite (exclusif en Inde !) Pour en savoir plus sur la fabuleuse histoire d’Annapurna, je vous propose de visionner la vidéo effectuée par Medha lors d’un Ted Talk.

Je communiquerai périodiquement des épisodes relatant cette aventure originale, alors n’hésitez pas à nous suivre, à partager notre projet, via le site Internet d’Actuelia rubrique A4India !

Je resterai également tout au long de la mission à votre écoute pour échanger des idées, conseils ou questions.

Alizée Graf, Consultante Actuaire, Actuelia 

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Découvrez prochainement notre projet social en Inde avec Annapurna

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